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La vie autrement

dimanche 20/08 | | Leila | > La vie autrement [1]

Hey Dominique,

Loredana Bianconi, dans un film a réalisé un portrait de Farida ainsi que le sien et de deux autres femmes issues de l’immmigration maghrébine.

As-tu essayé de corriger cette phrase suite aux remarques de Farida ou est-ce la version encore avant ? Je ne sais mais il y a un problème : Loredana a fait le portrait de Farida ainsi que de trois autres femmes issues de l’immigration.

Par ailleurs, sur l’intro de la page La vie autrement, tu indiques que les sujets sont des femmes immigrées. Cela peut être un choix. Mais alors il sera éventuellement déjà en tant que tel objet de discussion, parce qu’ici il s’agit justement de la vie créée de femmes issues de l’immigration et non pas immigrées : cela, cet aspect identitaire, est primordial dans cette vie : il est l’élément primordial dans cette ouverture de la possibilité même de penser choisir sa vie. C’est inimaginable pour la plupart des femmes immigrées. En tout cas, l’ouverture n’est pas présente à elle comme elle l’est pour des femmes nées ici et scolarisées ici.

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mardi 29/08 La vie autrement - Sur la question femmes immigrées marocaines/femmes issues de l’immigration marocaine

Après avoir revu le film "La vie autrement", je confirme qu’il y a une différence de poids, de taille et de nature entre les femmes issues de l’immigration et les femmes immigrées.

Et de plus, je confirme que je n’appelle pas les femmes nées de parents immigrés sur la terre d’immigration, ou venues en bas âge ’femmes immigrées’, et que donc l’immigration s’arrête en effet à la population qui a immigré. Si leurs enfants en subissent l’impact, c’est bien en tant qu’enfants de...

L’expérience d’une vie développée sur un territoire et puis le choix fait de se déplacer dans un autre territoire avec la conscience même minime de l’épreuve que cela constitue, c’est cela l’expérience de l’immigration. Et cette expérience, les enfants d’immigrés, nés en terre d’immigration ou venus en bas âge ne la font pas.

Et justement, de ne pas savoir se représenter autrement que de manière nébuleuse ce que les immigrés ont vécu, mais de sentir que c’est lourd, ça ça fait partie des expériences caractéristiques de leur identité que les descendants d’immigrés font.

Là où les immigrés ont eu dans leur passé un territoire où ils n’étaient pas étrangers (de nationalité), où ils étaient chez eux en tant que citoyens, les descendants d’immigrés ont grandi dans un territoire où ils ne sont pas clairement identifiés comme chez eux mais sont pourtant bien structurés par les culture d’ici (la culture des immigrés est une culture d’ici).

Ainsi donc, comment pouvoir mettre sur le même plan le travail de conquête de sa liberté mené par une femme immigrée marocaine en Belgique, analphabète et porteuse d’une éducation reçue dans son pays d’origine avec celui d’une femme de parents marocains ayant dès le jeune âge assimilé à travers prioritairement l’instruction publique les outils sociaux et culturels en vigueur en Belgique ?

Le levier à soulever n’a pas le même poids, n’est pas forgé dans la même matière. Donnons un exemple. Pour une femme d’origine immigrée, faire à un moment le choix du concubinage s’inscrit dans l’identification quand même possible avec les femmes de son âge. Pour une femme immigrée, qué nada, le registre affectivosexuel est tout à fait différent.

C’est la différence fondamentale qui existe entre immigrés et descendants d’immigrés que j’ai travaillé à clarifier dans mon article : Héritage de l’immigration marocaine.

Le lien :
http://www.d-origine-psymmigree.be/...


Ceux et celles que ces questions intéressent sont grandement invitées à partager leur réflexion, elles peuvent interagir en écrivant un mot ici comme également à l’adresse de l’article cité.C’est très simple à faire et ça nourrit la réflexion.



Ce film peut être une occasion de plus -
mais jamais de trop - pour repenser cette identité d’origine immigrée. Sommes nous des immigrés, nous qui avons grandi ici ? Nous sentons-nous comme tels ? Et les autres ? Comment nous voient-ils ?

A suivre...

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