Les sites voisins

Forum - Le Sans-papiers dans tous ses Etats

mardi 8/08 | | Boanerges | In réfugié de Vottem en danger de mort

Je me permets de vous lancer cet appel de toute urgence car la vie d’un de mes amis dépendra de votre intervention rapide, je vous supplie donc d’intervenir le plus rapidement possible auprès de vos hommes et femmes politiques afin de faire pression sur Dewael et l’Office de la Honte.
Je suis membre actif du CRACPE et à ce titre je parraine un réfugié enfermé à Vottem et qui est en danger de mort dans son pays le Togo, qui n’est pas unmodèle de démocratie.
La personne que je parraine et qui est maintenant un ami très cher s’appelle TABATA SINDAH Stéphane, né le 30/08/1981 - N° de dossier de l’Office des Étrangers 5853130.
Stéphane était informaticien à l’Université de Lomé et
membre actif du parti d’opposition l’Union des Forces
de Changement (UFC) interdit par la dictature de Faure
Essozimna GNASSINGBE.
Suite à de très gros problèmes rencontrés avec les
autorités de Lomé, il fut inquiété et persécuté par le
pouvoir à cause de son appartenance à l’UFC.
Il fuit en Belgique et arrive en décembre où le 12, il
introduit une demande d’asile.
Demande clôturée & refusée le 28 Février 2006 sous
prétexte qu’il ne disposait pas d’éléments concernant
son Parti Politique et que le Togo ne serait pas une
dictature (je possède le nom des 2 personnes
s’occupant de son dossier).
Or Stéphane possède des documents (que j’ai en ma
possession) prouvant ses dires et que ce n’est pas des
fantasmes.
Le 24 Avril, Stéphane se présente de lui-même à l’O.E.
pour tenter de s’expliquer, là il est arrêté et placé
au centre fermé de Vottem, sans pouvoir présenter ses
preuves.
Stéphane a subi déjà 3 tentatives de déportations
violentes, ainsi lors de la 2e tentative, les sbires
de Dewael lui ont demis la mâchoire, sans parler des
humiliations, des insultes racistes et des coups
reçus, nous avons des preuves de ces coups reçus
(certificat du médecin de Vottem).
J’accuse l’office des étrangers d’employer des
personnes incompétentes et incapables et qui joue à la
loterie avec la vie des gens, car comment comprendre
le refus de prendre en compte la situation de Stéphane
alors qu’ils ont tous les documents (que je possède en
copie) prouvant la bonne foi de Stéphane et que sa vie
est en danger de mort.
Comme le précise clairement la Ligue Togolaise des
Droits de l’Homme, la déportation de Stéphane
constituerait un danger pour sa vie.
L’extrader équivaudrait à le condamner à mort,
pourtant c’est bien vers cet enfer que 3 fois on a
tenté de déporter mon ami, cela à échoué grâce à des
vrais citoyens qui refusèrent qui firent scandale dans
l’avion, de ce fait le pilote a exigé qu’on descende
Stéphane de l’avion.
Je suis très très en colère contre l’État belge et
notre gouvernement, je ne suis pas du tout fier d’être
belge !!!
Je vous supplie d’intervenir pour mon camarade avant
qu’il ne soit trop tard, je vous lance donc ce SOS à
vous qui êtes hommes et femmes citoyen(ne)s pour que
vous fassiez tout votre possible et pour que vous
exigiez des autorités compétentes que Stéphane ne soit
pas expulsé mais qu’au contraire il puisse obtenir le
statut de réfugié politique.
Permettez-moi de rappeler les 4 conditions
essentielles pour obtenir la reconnaissance du statut
de réfugié :
Avoir franchi une frontière.
Avoir été persécuté ou qu’il ait des raisons fondées
de croire qu’il le sera.
Que cette persécution porte atteinte à ses droits
fondamentaux.
Qu’il ne puisse, de ce fait, se réclamer de la
protection de l’État dont il porte la nationalité ou
sur le territoire duquel il a sa résidence ordinaire.
Petit rappel aussi de la Déclaration universelle des
Droits de l’Homme de 1948
Article premier. Tous les êtres humains naissent
libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont
doués de raison et de conscience et doivent agir les
uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 3. Tout individu a droit
à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.
Article 5. Nul ne sera soumis à la torture, ni à des
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 9. Nul ne peut être arbitrairement arrêté,
détenu ou exilé. Article 10. Toute personne a droit,
en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue
équitablement et publiquement par un tribunal
indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses
droits et obligations, soit du bien-fondé de toute
accusation en matière pénale dirigée contre elle.
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa
cause soit entendue équitablement et publiquement par
un tribunal indépendant et impartial, qui décidera,
soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé
de toute accusation en matière pénale dirigée contre
elle. Dois-je continuer ?
C’est le combat du pot de terre contre le pot de fer,
mais si je suis le pot de terre, j’ai bien l’intention
de ne pas me laisser casser et de me battre de toutes
mes forces, je ne vais pas baisser les bras mais
continuer à me battre, car y en a marre de la manière
dont on accueille chez nous les candidats réfugiés, y
en a marre de cette Europe forteresse, y en a marre
des centres fermés et des déportations, Y en a marre
de cette politique de merde qui joue avec la vie des
gens comme à la loterie et si je dois déposé plainte à
la Cour des Droits de l’Homme à Strasbourg contre la
Belgique alors je n’hésiterait pas un instant !

Michel Lixon Citoyen du monde

Pour écrire à Stéphane et lui soutenir le moral : Mr
Tabata Stéphane - Centre pour Illégaux - 1, Rue Visé
Voie - 4040 Vottem (Belgique)

messages repondre