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Questions logements

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C’est un des axes de réflexion centraux du Festival Habiter. Pourra-t-on encore se loger ici à Ixelles lorsque la plupart d’entre nous n’a que de faibles revenus ?

La question du logement est lancinante. Chacun sait qu’à Bruxelles, la spéculation bat son plein. Des quartiers comme les nôtres sont ceux qui subissent sans doute parmi les plus fortes pressions. Au risque on le sait aussi de créer des situation d’exclusion et de relégation. C’est la diversité de nos quartiers qui nous est si chère qui peut en prendre un coup. L’attrait pour la diversité tue malheureusement la diversité.

Ce qui est étrange avec la question du logement, c’est que c’est l’élément qui est le plus au coeur de l’habiter - se loger - qui est celui pour lequel on a le moins de prise. Habiter certes, c’est plus que se loger, c’est tout un rapport au quartier, à la ville qui se trame et se tisse, mais sans logement il n’est même pas question d’habiter nulle part.

Or, il se fait que le logement est complètement soumis aux lois de la spéculation, du marché. Bien loin donc d’une approche qui intègre tous les éléments qui font que l’on habite quelque part. Le logement est soumis à des enjeux - même internationaux - qui dépassent totalement une maîtrise locale. C’est comme si la citoyenneté et la participation n’avaient pas de place dans cette question qui est l’une des plus centrales de la vie. Le logement ferait-il totalement partie de la sphère de l’économie ? C’est-à- dire serait totalement indépendant de la sphère du social, de la culture...

De plus, même dans d’autres sphères de l’économie, le concept de citoyenneté a droit de cité. Avec des vues instrumentalisantes parfois, certes. Le monde de l’économie - peu ou prou - prend conscience de ses responsabilités environnementales. Mais pour ce qui est du logement il semble que cela soit presque impossible. Peut-on rendre les acteurs de ce type d’économie plus responsables ?

Il serait intéressant d’explorer ce qui est possible en la matière. Il doit bien y avoir ça et là quelques inventions à développer. Il s’agira de les explorer.

Mais il est bien clair que les mesures de conscientisation ne sont pas l’alpha et l’omega. En cette matière, l’acteur principal reste l’Etat pour réguler les effets négatifs du marché. Dès lors il s’agira plutôt d’une vigilance citoyenne vis-à-vis des politiques qu’il faudra exercer... c’est aussi cela la citoyenneté.

Pour commencer le débat nous ferons un court état des lieux de la questiion sur bruxelles avec quelques experts.

Mathieu Van Criekingen prendra en charge le "premier volet" de cette intro, Etat des lieux du marché de logement à Bxl.

Mr Bernard, de l’ULB, nous parlera des ’Evolutions récentes de la politique en matière de logement à Bruxelles’

Thomas Dawance, animera la rencontre.

Nous travaillerons convivialement, chez Kevin et Rachel. Merci à eux pour leur accueil. Mercredi 27 septembre, dès 20 heures.

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