Cet exte a été remis en avril 2004. L’idée de ce texte est de poser une réflexion même si n’est pas aboutie en proposant de favoriser des économies d’échelles sur de la rénovation du bâti, en favorisant des partenariats et des coalitions en terme d’économie sociale que de faire du neuf.
Pour rappel, une des idées forces de l’action de ce contrat de quartier, est de permettre une sauvegarde de la mixité sociale remarquable de ce quartier. Or la pression immobilière qui assurément commence à s’exercer sur le quartier forme l’un des risques majeurs de destruction de cette diversité souhaitée. Le diagnostic est posé depuis longtemps et il est bien connu de tous, il s’appelle gentrification ou embourgeoisement. La question de l’accès au logement devient dès lors déterminant dans un tel cadre. (Ce projet n’a pas la prétention de résoudre l’ensemble des aspect liés au logement bien évidemment, voir volet logement du contrat de quartier). Une question importante pourrait être de savoir comment améliorer la qualité des logements sans en augmenter fortement les coûts de location. Il s’agit également de profiter de cette réflexion pour travailler sur les aspects de cohésion sociale. S’il y beaucoup de propriétaires qui vivent dans leur maison il est aussi vrai qu’il y beaucoup de locataires (gros turn-over). Il faut pouvoir toucher ces deux types de public.
Par ailleurs, le domaine de l’économie sociale est en pleine restructuration (nouveaux cadres de lois), il serait intéresser ce type de réflexion dans une démarche plus globale d’économie sociale et solidaire.
Enfin la question du développement dit durable et solidaire est centrale aujourd’hui. Réduction de rejet de CO2 (la consommation due au chauffage fait 70 % de la consommation des gaz à effet de serre en ville). Il y a lieu dès lors d’aborder les techniques d’isolation, de réduction d’émission de gaz, etc. Cela est vrai pour les questions de l’eau et l’usage des matériaux en général.
a) Promouvoir la quantité des rénovations en touchant les « bricoleurs » propriétaires ou non b) Promouvoir la rénovation des maisons sur base d’un développement durable (usage de matériaux adéquats, promotion de l’usage des énergies douces, rénovation des puits, etc.) a) Améliorer le logement existant en augmentant au minimum les coûts de location : b) Ces logements peuvent être améliorés soit par les propriétaires soit par des locataires. On peut imaginer en effet que des propriétaires accepteront de ne pas augmenter trop leur loyer dès lors que le logement dont ils ont la propriété seront améliorés à des coûts minorés (idée à travailler). c) Permettre une qualité de rénovation en évitant des erreurs par le prêt d’un matériel de qualité et un apport d’information ad hoc c) Echanges de savoirs entre personnes qui rénovent : c’est un aspect propre à la « cohésion sociale ». Techniques sur les travaux de peinture, travaux de corniche, matériaux divers, etc. d) Permettre un véritable travail de formation : des personnes en rénovant leurs logements peuvent acquérir des formation. e) Rendre visible cette force positive à l’extérieur
L’idée première est de créer un lieu important de prêt de matériel nécessaire à la rénovation des logements, l’entretien du matériel mais aussi pour d’autres travaux (pourquoi pas petits travaux dans l’espace public : projet parcours perpendiculaire). Quiconque voulant faire des travaux chez soi et habitant le quartier pourrait avoir accès à ce matériel de prêt. Ce lieu soutien également la réflexion des personnes qui veulent mener des travaux chez eux. Avec l’agence immobilière sociale, pas exemple (voir projet : sensibilisation des propriétaires ou union des locataires) élaborations de conventions entre propriétaires et locataires par exemple, autour des rénovations avec, en contre partie, modération des coûts des loyers . Ce lieu est également un lieu d’échange de compétences et de savoir faire entre les gens. C’est la partie dynamique et spécifique de la cohésion sociale. Ce lieu animé peut renforcer et favoriser ces échanges en travaillant pourquoi pas sur la base des « Arbres de connaissance ». Autre aspect lié au volet 5, c’est que ce lieu peut dispenser des formations proprement dites, amenant ou non à des reconnaissances officielles. C’est à partir de ce lieu également que des savoir faire en matière de gestion des eaux de surface pourrait se développer (voir projet : les parcours perpendiculaires) On peut imaginer que ce projet soit géré de manière coopérative et entre dans le domaine de l’économie sociale. (Emplois, formations, services, etc.) De manière annexe on peut imaginer un travail de réflexion avec des propriétaires sur le « rôle social du propriétaire dans la société ».
Ce service de prêt et centre de savoir faire doit être un lieu dynamique où les gens circulent, se rencontrent, discutent. Proximité de l’espace de rencontre ? Le centre Bonnevie fait l’expérience de l’importance de la dynamique sociale comme étant centrale, le centre de prêt devenant presque un pré-texte... d’où son association à la Maison de quartier. Cela peut être autre chose ici... L’idéal est que ce centre ne soit pas trop éloigné de l rue Malibran.
Il est trop tôt pour en parler avec précision : l’idée serait de pouvoir créer un système coopératif... A discuter. Du personnel devra être engager : architecte, travailleur social ( ?), employé...
A trouver sur les différents volets du contrat de quartier.
Les Magasins généraux proposés par l’association Causes Communes pour la reconstruction des maisons (non détruites) suite à la guerre en Bosnie. Projet qui avait fort bien fonctionné. Exemple de la maison du Quartier Bonnevie dans le Vieux Molenbeek avec son service de prêt et son centre de rénovation Exemple du projet proposé par H et R, Mission locale et Elzenhof : Rénovation des façades rue Malibran Exemple du projet proposé par la Mission locale : les Artisans du logis
Mission locale - H et R - CPAS - Comité de commerçants - Comités de quartier - Ecoles professionnelles diverses - Mission locale
Ce projet va devoir trouver des finances sur plusieurs volets du Contrat de quartier : Espace en tant que tel : volet équipement collectifs Achat matériel de prêt : volet logement Animation - gestion du lieu : volet cohésion sociale
Des questions difficiles sont posées quant au rapport à entretenir avec le monde professionnel du bâtiment que des commerçants qui vendent des outillages (notamment dans la rue Malibran), ainsi qu’avec l Fisc... A travailler.