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L’eau et les rêves de quartier

Nouvelle Assemblée des gens du Maelbeek - Atelier de réflexion citoyen 0h0 −> 0h0

Table des matières

Ferions-nous de notre quartier, un quartier pilote en matière de gestion des eaux de surface ? L’idée pourrait faire son chemin. Thème à développer. Ce texte est en chantier

L’argument

L’eau. L’eau partout est cruciale, essentielle, vitale. Mais elle nous joue de vilains tours aussi. Les inondations de notre quartier sont devenues légendaires. Elles ont motivé la construction du bassin d’orage, que d’aucuns, mémoire de nous, continuent de considérer comme peu opportun.

Il n’est pas question de remettre en question ici le bassin d’orage. Cela n’aurait aucun sens. Il est coulé de béton bien ancré maintenant, dur comme la pierre. L’on y a même déjà fait la fête durant l’Acte 1 du Festival Habiter, lors de l’Esquisse commune.

Il est question pourtant de continuer de parler de l’eau dans nos quartiers. Toutes ces vicissitudes nous ont amené à la considérer différemment, à la voir plus comme un élément de vie que simplement comme un matériau jetable. Par exemple, nous gaspillons inutilement de l’eau potable en chassant nos cuvettes de wc, en lavant notre voiture ou en arrosant nos plantes.

Si nous l’avons crue jetable c’est aussi parce que dans nos quartiers denses, l’eau a disparu depuis longtemps de notre vue. Ces flux multiples ne sont plus présents dans l’espace public. Nous avons perdu une partie de ce qui la rend concrètement vivante.

Ce processus de recouvrement des eaux de surface et d’imperméabilisation du sol est ancien et fut lent à s’établir. Mais il n’est pas inéluctable et fatal. Il peut être inversé, au profit de l’amélioration de notre environnement, d’une meilleure considération de cet élément de vie et même d’économies financières (individuelles ou collectives).

Une meilleure gestion des eaux de surface reste donc une nécessité tant pour nos portefeuilles que pour un developpement durable. Et c’est sans compter qu’avec l’accroissement du nombre de pluies diluviennes, le bassin d’orage - parlons-en tout de même - pourrait devenir insuffisant. Ce sont les voitures qui seront parquées dans le parking qui pourraient se retrouver noyées comme sur la Woluwe.

Déjà, il y a quelque années lorsque nous proposions une réflexion sur des alternatives au bassin d’orage, lors de la première Assemblée des gens du Maelbeek, les cent-cinquante personnes présentes avaient été séduites par la créativité des solutions alternatives qui sont celles-là mêmes qui reconsidèrent l’eau de manière plus vivante : évaporation, infiltration, ralentissement. On avait pu nous enthousiasmer même sur la notion de solidarité de bassin versant. Avec le retour d’eaux aux flux plus créatifs et plus présents dans nos rues et sur nos places, ce sont nos espaces publics qui se poétisent et qui renforcent la convivialité ou la rencontre.

Partout dans le monde, l’on commence à prendre conscience que l’eau, vitale, n’est pas inépuisable. La Région Bruxelloise réfléchit à un plan eau. Ce plan passerait peut-être par l’établissement de quartiers pilotes, tant pour ce qui est de la transformation de l’espace public que pour ce qui est du ’pacellaire’. Cela pourrait nous intéresser, non ?

Car ici, dans nos quartiers, l’on pourrait peut-être compter sur le contrat de quartier qui doit encore élaborer les questions d’aménagement de l’espace public, ainsi que sur d’autres dispositifs communaux pour réaménager nos espaces publics en tenant compte de l’eau.

En syhthèse

Nous avons la conviction qu’il y a là une fenêtre d’opportunité pour que nos quartiers deviennent ’avant-gardistes’ sur la question de l’eau. Agissons pour que les dispositifs communaux mis en place répondent à cette attente, mieux à cette exigence contemporaine de développement durable. Proposons à la Région de Bruxelles-Capitale de faire de notre quartier un quartier pilote en la matière, au bénéfice de toute la Région.

Date et lieu

Nous proposons d’en discuter citoyennement lors du Festival Habiter, le 20 septembre. Le lieu est encore à choisir.

Déroulement de la rencontre

1 - Intro - qui reprend le contexte général : description des objectifs, rappel des faits, la situation du quartier, les inondations, le choix du bassin d’orage, , l’assemblée des gens du Maelbeek, les inondation actuelles, mais aussi l’importance de l’eau en tant que telle, de sa présence dans l’espace public. témoignage d’un autre quartier

2 - L’eau, les territoires, les gens : Cette partie s’intéresse essentiellemnt à décrire des faits. C’est le moment de l’expertise. (à travailler encore) a - Histoire du recouvrement de la ville, de son imperméabilisation ? b - Les principes alternatifs à une gestion des eaux de surface : évaporation, percolation, ralentissement. Des solutions techniques, tant dans l’espace public que dans le parcellaire. c - La solidarité de bassin versant, la participation d -

3 - La fenêtre d’opportunité : a - des citoyens se mobilisent (voir point 4) b - le contrat de quartier et le réaménagement de l’espace public - le soutien à l’élaboration d’entreprises sociales - la maison de quartier reprenant des principes de dvpt durable en matière eau ; c - le réaménagment des voiries - y a-t-il une place pour la question de l’eau ? d - le plan Eau régional e - le parlement mondial de l’eau (qui se prépare depuis Ixelles) et qui aura lieu à Bruxelles l’anée prochaine

4 - Le débat citoyen, l’atelier de réflexion citoyen : peut-on faire avancer cette question dans nos quartiers - faisons-en un quartier pilote ? Créons-nous un groupe qui travaille sur ces questions dans la durée ? Un groupe de pression ?

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