Parcours citoyen ou vre un débat sur sa proposition de créer une manifestation de ’parcours poétique et philosophique’ autour de la question des sans papiers. Chacun est convié à y émmetre une opinion, un avis. Ilo n’est pas sûr en effet que l’idée soit complètement judiciseuse. C’est à voir. Pour se faire une idée plus approfondie de l’argumentaire, voir article Une idée un peu folle
La figure du sans-papiers est probablement une figure centrale pour penser le politique aujourd’hui. Ce ‘désaffilié’ semble poser la question sociale d’une nouvelle manière : mondialisée et localisée.
Entre victime d’un système et illégal méritant l’expulsion, cette figure convoque plutôt un imaginaire sombre, fait de camps, de rétention, de fils de fers barbelés, de coussins étouffeurs, de mafias, de marchands de sommeil, d’effroi et d’oubli. C’est que cette figure semble tout bonnement impensable et ce n’est pas sans dangers.
Certes, des collectifs tentent de rendre présent le sans-papier dans l’espace public. Refus d’une forme de fascisation, refus de cet imaginaire sombre, solidarité avec des hommes et des femmes. Mais parfois aussi instrumentalisation à des fins d’idéologies englobantes et donc, simplifications.
La proposition que soumet Parcours citoyen est de tenter, entre humanitaire et devenir politique, de contribuer à rendre pensable cette figure. S’il s’agit d’une question fondamentale de philosophie politique, il s’agit tout autant d’une question culturelle d’appropriation.
D’où l’idée de proposer un ‘parcours’ poétique et philosophique dans l’espace de la ville de Bruxelles rendant sa complexité à cette question. Il s’agit de mobiliser tout autant l’intelligence, la créativité, le corps et l’esprit, l’affect et la raison. L’idée est de parcourir d’un lieu à un autre le labyrinthe des questions qui surgissent dans la ville au départ des collectifs, des associations, des habitants voisins, des écoles et universités, des artistes, des sans-papiers eux-mêmes, etc.
Parcours citoyen possède quelque légitimité à envisager la question de cette manière : Les Parcours citoyen sont issus de Causes Communes qui travaillait autrefois sur le Front du Refuge (éditions De la démocratie) ; Les Parcours citoyen (Ixelles, Fléron, Theux, Bertrix, LLN) ont proposé autant de ‘Festivals’ de la ville (ou des villages) et des gens. Parcours citoyen possède une expertise organisationnelle. C’est le collectif Parcours citoyen d’Ixelles qui a proposé en 1993 l’idée de création de l’Assemblée des voisins d’Ixelles pour soutenir les sans-papiers afghans dans leur grève de la faim. Cette proposition faisait suite (entre autres) à la reconnaissance faite aux sans papiers du quartier pour leur solidarité dans les actions locales avec la « Fête à Aki, Halima, Bahman et les autres (dont Vlad) » en Mars 2003.
Mais d’abord, pour Parcours citoyen, il s’agit de valider l’idée auprès d’ « amis ». La critique est de mise, la déconstruction nécessaire. Rien ne doit rester dans l’ombre. Un texte plus complet appuie l’idée, il est une base de travail à lire sur le site de Parcours citoyen