Ces lignes ci-dessous sont tirées du dossier de présentation de ce projet de Festival dans le cadre de de l’Appel à projet ’Quartier et diversité’ du Service public fédéral des Politiques des grandes villes.
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Il s’agit de proposer à un quartier dont la population est très diversifiée (plus de 100 nationalités différentes) de « se penser ». Chacun - anciennement et nouvellement installés, jeunes et anciens, hommes et femmes, valides et moins valides, associations ou individus, institutions - est invité à intégrer cette réflexion et recherche de définition(s) communes en ’mettant en scène’ ses resssources culturelles par un propos, une histoire, un regard, un débat, une réflexion, des solutions, une invention, des recettes, des images ou des sons sur le thème ’Habiter’.
L’ensemble offre une programmation diversifiée et complexe. Le voyage entre fictions et réalité, entre utopies et monde vécu, entre aspirations et éléments bloquant, se traduit de façon métaphorique par un parcours de lieux en lieux : espace public, commerces, espaces associatifs et culturels, mais surtout maisons ouvertes. Le quartier - la ville - est le support. La création de liens est la dynamique.
« Habiter » est une notion reliante et riche qui ouvre sur des questions d’ordre sociales (logement, solidarités), de santé et de santé publique, de développement (durable), d’architecture, de cuisine, etc., des notions philosophiques, poétiques, etc. Elle travaille l’articulation entre le dedans et le dehors, l’espace public et privé.
Nous habitons tous quelque part (au moins la terre), mais différemment. Il peut s’agir de traiter de mémoire, de patrimoine, d’évoquer des perception et des vécus, etc., mais aussi de produire de l’analyse, de la critique, des exemples (d’ici ou d’ailleurs), de l’invention dans une approche locale et ’globale’. L’approche multiple de la thématique se fait à partir des ressources culturelles, des positions ou des croyances de chacun qui, par définition, représentent la diversité du quartier (et au-delà). La documentation de base sera bilingue - au moins.
Le pari de l’ouverture à l’autre (et donc de la lutte contre racisme, antisémitisme, xénophobie) est posé sur ce mode : « c’est chez toi que je suis avec toi » - propos que nous devons à Causes Communes), autrement dit, « je prends le risque de venir sur ton terrain ». C’est ce que signifie l’ouverture des maisons. Inversément, l’hôte prend le risque, lui, de s’ouvrir à l’inconnu. Il y aura aussi la fête, le boire, le manger, etc. Le passage entre espace public et privé est le signe de l’intéraction qui se joue entre individu et société, la monstration d’une volonté démocratique.
L’artiste, l’animateur et le ’chercheur’ (en sciences humaines) favorisent l’expression, la capacitation citoyenne, les médiations, l’observation et la documentation (vidéo, photo, musique, site Internet, écrit, etc.). L’ensemble forme un diagnostic du quartier et un inventaire des ressources, dynamiques, vivants et visibles.