La ville est cadastrée. Par définition peu d’espaces en ville sont laissés au vide, au non sens, à l’incertain ou à l’évolution propre. La friche est perçue comme un repoussoir, un risque et une zone d’insécurité, un no man’s land laissé à la spéculation.
Les causes des friches sont multiples et complexes.
Mais dans tout cela que devient la nature ? Friche Be diagnostique l’herbe folle à travers un conte photographique et poétique urbain et met en valeur leurs histoires et leurs potentiels cachés en s’appuyant sur l’expérimentation des jardins partagés lillois.
Friche Be nous fait prendre les chemins de traverses, à la recherche de la nature en ville. Ce cheminement orienté mais non exhaustif explore des thématiques telles que les friches, les plantes pionnnières ou envahissantes, la biodiversité, le rapport à la diversité culturelle, la ’ville poreuse’, le jardin planétaire et les jardins partagés, etc. et propose un début d’inventaire des friches à Bruxelles...
La première exposition de Friche Be aura lieu du 21 novembre au 15 décembre 2005 à l’asbl Viaduc, 133 rue du Viaduc à Ixelles. Cette exposition sera suivie d’un inventaire photographique des friches entre Matonge et Blijkaerts à Ixelles. Friche Be est soutenue par l’asbl Viaduc
Il s’agit d’une exposition qui devrait faire l’objet dans le futur d’un site Internet propre.
Ce projet s’est vu attribuer le Prix Paul Duvigneaud 2005 pour la nature en ville. Cette exposition est produite par le collectif de photographes Arboressence avec le soutien conceptuel et un travail d’écriture de Parcours citoyen Ixelles.